mercredi 2 mars 2011

Les carrières dans l'énergie

L’énergie est un secteur incontournable de l’économie et des défis du développement durable. Au Québec, les employeurs dans ce secteur sont Hydro-Québec mais aussi près de 1000 grandes entreprises et PME (tant des fabricants d’équipement que des firmes en génie-conseil). En 2009, l’industrie électrique comptait 55 000 travailleurs, mais on prévoit que ce nombre va monter de 70 000 d’ici 2015 !

Au Québec, il y a actuellement 10 promoteurs et 6 manufacturiers fournissant de l’emploi dans le secteur de l’énergie éolienne. En 2009, ils employaient 528 travailleurs, mais les besoins anticipés en main-d’œuvre s’élèvent à 31 000 d’ici 2015 ! Le secteur des nouvelles énergies, lui, fournit 5130 emplois dans 90 PME spécialisées, et 300 nouveaux emplois seront créés d’ici 2012.

Mais ceci n’est que la pointe de l’iceberg. L’énergie est un domaine où l’innovation est plus que jamais valorisée. Nous savons comment produire de l’électricité à partir de l’énergie solaire, éolienne, marémotrice, géothermique… Mais le défi demeure d’améliorer ces productions. Ce qui veut dire que l’avenir de l’énergie est aujourd’hui insoupçonné, mais à portée d’imagination.

Dans quelques années, il y aura des métiers dans ce domaine qui n’existent pas encore aujourd’hui, comme il s’en est créé tout au cours de ces dernières années. Mais plus encore, les nouveaux métiers sont tout aussi florissants dans le secteur de l’efficacité énergétique. C’est donc dire que celui qui se lance aujourd’hui dans des études reliées au domaine de l’énergie court la chance d’entreprendre sa carrière avec un métier qui n’existe pas encore !

Voici quelques liens à consulter : 

Centre Info-énergie
Agence de l'efficacité énergétique - Québec
Association québécoise pour la maîtrise de l'énergie 
L'Office de l'efficacité énergétique - Ressources naturelles Canada
CanmetÉNERGIE - Ressources naturelles Canada (Centre de recherche)
Institut en génie de l'énergie électrique 
Association canadienne de la bioénergie 
Association canadienne de l'énergie éolienne

L'économie sociale

Un des trois piliers du développement durable est l’importance des retombées du développement sur la communauté. Mais une communauté, pour profiter du développement durable et ainsi elle aussi agir positivement sur l’économie et l’environnement, doit être capable de le faire. L’économie sociale est donc un engagement dans sa communauté et une façon de prendre sa place dans le développement durable de sa région.

L’économie sociale est un domaine qui a pied dans de nombreux secteurs, comme la petite enfance, l’insertion sociale, l’aide domestique et le soutien au développement local et régional. Au Québec seulement, elle génère un chiffre d’affaire de l’ordre de 4,3 milliards de dollars par année.

Les perspectives d’emplois pour la période 2010-2014 sont positives pour plusieurs métiers de l’économie sociale sur la Côte-Nord. Parmi ces métiers, notons qu’il y a les travailleurs sociaux, les conseillers familiaux, les travailleurs des services communautaires et sociaux, les éducateurs à la petite enfance, les éducateurs spécialisés et les animateurs en sport, loisir et conditionnement physique.

L’économie sociale, c’est aussi toutes les petites entreprises sans but lucratif qui contribue à l’amélioration des conditions sociales, économiques et environnementales dans leur communauté. Par leur proximité de la collectivité, elles sont souvent appelé à compléter les services gouvernementaux. Il s’agit là d’un phénomène bien connu en Côte-Nord, car la région partage la première position avec l’Estrie quant à la part des entreprises sociales dans les nouvelles entreprises (pour les années 2005-2006).

Pour en connaître plus sur l’économie sociale, vous pouvez visiter les sites suivants :

mardi 1 mars 2011

Quel parcours pour participer au développement durable ?

Certaines études mènent à des métiers précis, mais ce n’est pas toujours le cas. La plupart du temps, les parcours sont atypiques et peuvent ouvrir bien des portes insoupçonnées. Ceci est particulièrement vrai dans le cadre du développement durable, terreau propice à l’innovation et à la transversalité des compétences. 
Quand vient le temps de choisir son domaine d’études, il convient alors mieux de se demander quelles compétences il permet d’acquérir plutôt que vers quels métiers il dirige. Ainsi, si la protection de l’environnement vous tient à cœur, des études en écologie ou en biologie sont appropriées, mais aussi des études en droit, en ingénierie, en administration… En fait, partout où vous pouvez développer de meilleures pratiques dans la profession. 
C’est donc dire que des métiers dans la mécanique automobile ou la construction résidentielle vous positionnent comme acteur de premier plan en environnement ! Plus que le métier que vous exercerez, ce sont les compétences que vous aurez acquises et votre volonté qui feront de vous un acteur du développement durable. Voilà pourquoi les formations complémentaires sont d’excellents moyens de vous démarquer, et ce, peu importe à quelle étape de votre cheminement professionnel vous êtes rendu.

Le secteur construction et bâtiment

Il s’agit d’un secteur qui offrira de bonnes perspectives professionnelles dans les prochaines années sur la Côte-Nord, mais aussi de sérieux défis de développement durable. En effet, cette industrie a tout à gagner à recruter des travailleurs ayant à cœur les valeurs du développement durable pour s'adapter aux nouvelles exigences des consommateurs.
Or, en Côte-Nord, le roulement normal de la main-d’œuvre et la croissance de la demande pour celle-ci favorisera l’emploi, particulièrement dans le secteur de la voirie et du génie civil. Le projet de la Romaine, la croissance du secteur industriel et l’investissement dans les infrastructures et la voirie alimenteront cette activité.
Ce sont de gros projets et le potentiel pour le nouveau travailleur qualifié est immense. Malgré l’ampleur du chantier, l’intervention de chaque travailleur influe sur la durabilité du résultat final. Il n’y a pas de tâche négligeable dans le développement durable.
Il y a une volonté dans cette industrie de prendre un virage vert. La CCQ entreprend des efforts dans ce sens et le Conseil de la science et de la technologie inclut la construction dans son plan d’action de développement durable. Dans ce contexte, le jeune travailleur ayant acquis une spécialisation environnementale est outillé pour devenir un point névralgique du virage vert de l’industrie de la construction en Côte-Nord !
Si le domaine de la construction vous intéresse, alors certaines organisations offrent des formations et des services qui peuvent vous assurer de vous démarquer.


Si vous avez besoin d’inspiration pour concevoir comment la voirie peut elle aussi être développée de manière durable, vous pouvez prendre exemple de la route 175 traversant la Réserve faunique des Laurentides.

Faire carrière en environnement

Il existe une très grande variété de métiers liés à l’environnement. Dans certains programmes spécialisés, les finissants ont un taux de placement presque parfait ! Pourtant, les carrières liées à ce secteur, dont l’essor est très récent, sont mal connues. Conséquemment, l’industrie peine à recruter tout le personnel dont elle a besoin.

Il existe plusieurs profils de travailleurs de l’environnement, selon qui les emploie. Les spécialistes travaillent au sein de firmes spécialisées en environnement, les responsables travaillent dans les départements environnementaux des industries, les réglementaires travaillent pour le secteur public et les militants travaillent dans les ONG et les OSBL. Métiers Québec a d'ailleurs mis en ligne une page très complète sur les différents visages de l'emploi en environnement.

Comment chercher un emploi en environnement ? Ce ne sont pas tous les postes qui sont affichés dans les petites annonces. Pour avoir une idée de l’étendu des postes offerts, il faut consulter les sites web des ministères, des entreprises et des organismes en environnement. Contacter les associations et les ordres professionnels est aussi une stratégie gagnante pour avoir une idée précise des débouchés dans chaque domaine d’emploi. Certaines ressources se spécialisent dans le recensement des emplois en environnement, comme EnviroCompétences et RÉSEAU environnement.

Il est pertinent de s’informer des établissements offrant les programmes d’alternance travail-étude, qui permettent de prendre ses premières expériences professionnelles avant même d’avoir son diplôme. Il est aussi à noter que les expériences de bénévolat sont souvent considérées comme équivalentes à des expériences professionnelles pour les employeurs. Si vous ne savez pas comment vous impliquer dans les activités de votre région, certaines ressources peuvent vous aider, telles que le Centre de bénévolat Manicouagan, Environnement Canada et le Centre d’action bénévole de Sept-Îles.

Il ne faut pas croire qu’il n’y a que les formations en environnement qui mènent à du travail dans ce domaine. Au contraire, l’environnement, c’est la collaboration de travailleurs de toutes les spécialités.

Dédé le mécanicien

Dédé contribue au développement durable